Histoires Fictives

******Shadé******

Je me réveille avec une forte migraine et des courbatures. Je ne me rappelle plus de ce qui m’a mis dans cet état. J’essaie tant bien que mal de me lever du lit et d’aller sous la douche. Une fois sous la douche, je remarque des traces de sperme entre mes cuisses, et les souvenirs de l’horrible nuit que j’ai eue me reviennent. Je laisse l’eau couler sur ma peau tout en pleurant. Je ne comprends pas pourquoi de tels malheurs ne m’arrivent qu’à moi. J’entends quelqu’un appeler au téléphone avec insistance. Je sors de la douche, et quand je remarque que c’est un appel de Kévin, aka le chromagnon, il ne mérite aucun respect, je laisse simplement sonner. Un autre numéro appelle, je décroche, et lorsque je remarque que c’est encore lui, je coupe automatiquement l’appel et le téléphone. Je faisais le ménage quand une voisine vient toquer à la porte.

Elle me tend un téléphone et me dit :

Elle : Ta sœur dit qu’elle essaye de t’appeler, mais que ton numéro ne marche pas.

Je saisis le téléphone en la remerciant. Je parle avec Folakè, elle me demande comment j’allais et pourquoi mon téléphone ne marchait pas. Je lui dis que j’allais bien, mais que j’avais éteint le téléphone parce que quelqu’un me dérangeait. Elle me conseille de ne plus le faire, car on pourrait m’appeler pour une urgence. Comment aurais-je fait dans ce cas ? Je la rassure que je ne le ferai plus. Elle m’informe qu’ils vont prolonger leur séjour d’une semaine, parce qu’ils veulent assister au huitième jour du deuil, et comme le village est loin, ils ne pourront pas aller et revenir. Elle me demande si j’arriverai à rester seule ou si je devrais inviter une copine du centre à séjourner avec nous pendant son absence. Je lui dis que non, tout va bien et que je gère. J’avais envie de lui dire ce qui s’est passé, mais ce ne sont pas des trucs qui se disent au téléphone. J’attendrai son arrivée pour le lui dire.

Je vais retourner le téléphone à la voisine et, au retour, je vois Kevin venir de loin. Je vais dans la chambre et je m’enferme. Je l’entends cogner à la porte, mais je m’abstiens d’ouvrir. Je l’entends parler avec une voisine.

Lui : Est-elle sortie ?

Elle : Je ressemble à sa gardienne ?

Lui : Koyi, pardon. C’est dimanche matin, jour du Seigneur. Je viens en paix.

Elle : Elle était là il y a quelques minutes. Je lui ai même passé mon téléphone pour qu’elle parle avec sa sœur. Elle est probablement sortie…

Elle n’a même pas fini sa phrase quand il a pris peur, s’est mis à tousser avant de demander si elle est sûre que je parlais avec ma sœur.

Elle : Je vais mentir pourquoi ? Je n’ai que ça à faire ? Tchruuuum, dit-elle avant de continuer son chemin. Il essaie encore de taper à ma porte, et comme je ne sors toujours pas, il décide de rentrer.

******Kévin******

Je n’ai pas encore parlé avec Folakè de toute la journée. D’habitude, quand elle se réveille, elle m’envoie le premier message, mais depuis que j’essaie de l’appeler, elle rejette mes appels. Je ne sais pas si sa sœur lui a parlé. Je suis venue convaincre cette dernière de ne rien faire, mais les propos de la voisine m’ont encore plus embrouillée. C’est grave. J’ai vraiment peur. Folakè aime beaucoup sa sœur, et elle est une femme qui aime la justice. Elle ne me pardonnera jamais si elle apprend ce qui s’est passé. Elle pourrait même me faire enfermer pour viol. Avec des intimidations, je pourrais gérer la petite, mais la grande est dangereuse. Autant elle est douce, calme et posée, autant elle est impulsive, nerveuse et méchante quand elle est fâchée.

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